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PARTAGER LA RECHERCHE PAR L’ART
Sarina Isenberg, Ph. D., souhaite que la recherche trouve un écho auprès de tous
- La recherche a le pouvoir d’améliorer les soins de santé, d’orienter les politiques et de changer des vies. Pourtant, trop souvent, des connaissances précieuses restent confinées aux revues universitaires, ce qui rend difficile pour le grand public de s’approprier les connaissances produites.
Cet écart est souvent comblé par l’application des connaissances, qui aide à mettre la recherche en pratique.
Et si la recherche pouvait faire plus qu’informer? Et si elle pouvait susciter la curiosité, encourager la conversation et inspirer les gens à voir les soins de santé sous un nouvel angle?
« Je veux susciter la fascination et l’appréciation de la science par le biais des arts », explique Sarina Isenberg, Ph. D., titulaire de la chaire de recherche par méthodes mixtes en soins palliatifs à l’Institut de recherche Santé Bruyère. « Je crois qu’il faut créer des occasions pour que les gens se familiarisent avec les découvertes scientifiques de façons engageantes, accessibles et profondément humaines. »
Transformer la recherche en dialogue public
- Partager la recherche peut aller au-delà de la simple communication des résultats; cela peut aussi signifier créer un dialogue.
La mobilisation des connaissances par l’art utilise des approches créatives pour aider les gens à s’approprier des concepts complexes grâce à des expériences qui stimulent les sens et suscitent des émotions. En rendant la recherche plus accessible, elle abat les barrières entre les chercheurs et le public, et crée des occasions d’une participation plus large au processus de recherche.
« La recherche est la plus efficace lorsqu’elle est façonnée par les personnes auxquelles elle est destinée », explique Mme Isenberg. « Cette approche favorise la collaboration et la conception conjointe, ce qui signifie que les chercheurs travaillent main dans la main avec les patients, les aidants naturels et les prestataires de soins. »
En intégrant les arts à ce processus, cette collaboration inclut des artistes et des designers, qui sont devenus un élément précieux de la méthodologie de mobilisation des connaissances fondée sur les arts et axée sur la boucle de rétroaction qui guide le travail de Mme Isenberg. Les recherches antérieures inspirent les créations artistiques et de design. Ces œuvres créatives invitent ensuite le public à partager ses propres points de vue et expériences par le biais d’éléments interactifs, générant ainsi des perspectives qui contribuent à orienter les recherches futures.

« Je veux susciter la fascination et l’appréciation de la science par le biais des arts. Je crois qu’il faut créer des occasions pour que les gens se familiarisent avec les découvertes scientifiques de façons engageantes, accessibles et profondément humaines. »
Sarina Isenberg, Ph.D.
Titulaire de la chaire de recherche par méthodes mixtes en soins palliatifs, Institut de recherche Santé Bruyère
Une voie vers des conversations difficiles
- Dans certains cas, même en l’absence de la complexité inhérente à la recherche, le simple fait d’engager un dialogue sur des sujets difficiles, tels que les soins palliatifs et les expériences de fin de vie, représente un défi.
C’est là que l’art et le design peuvent aider.
Au lieu d’essayer d’aborder la conversation sur la fin de vie dans une chambre d’hôpital, l’équipe de recherche et de design a conçu « The Terminal Diner », plongeant le public dans le cadre familier d’un restaurant. Cela a encouragé les participants à consulter un « menu » de choix et à remplir un « bon de commande », exprimant ainsi leurs souhaits quant à la forme que pourraient prendre pour eux les soins de fin de vie. Certains ont laissé des « commentaires » au restaurant : des réflexions sur les expériences vécues par des membres de leur famille et des amis.
Pour plusieurs, c’est une façon d’exprimer ce à quoi il est souvent difficile de penser, et encore plus d’en discuter ouvertement et en toute intimité.
« Nous avons connu un succès incroyable avec des installations comme The Terminal Diner, Going Home to Die, The Storytelling Project, L’art de bien mourir et, plus récemment, Les racines de la sagesse », explique Mme Isenberg. « En adoptant une mobilisation des connaissances fondée sur les arts, nous avons le potentiel de créer une façon plus inclusive de partager et de générer des résultats, en veillant à ce que la recherche ait le pouvoir de toucher la vie des personnes qu’elle est censée servir. »
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